Le cabinet
Conseil indépendant en affaires publiques européennes
CL Corporate Affairs est un cabinet indépendant de conseil en affaires publiques qui élabore des stratégies de plaidoyer et d'influence, et ce notamment pour des organisations actives dans des secteurs sensibles, fortement régulés, ou à forts enjeux. Disposant d'une expérience institutionnelle au niveau européen, mais aussi en France, en Italie et au Luxembourg, il accorde une attention particulière aux risques réputationnels et réglementaires auxquels ses clients font face, en les aidant à naviguer au sein d'environnements sans cesse plus complexes et incertains.
Cette spécialisation n'est pas le fruit du hasard. Les clients accompagnés par CL Corporate Affairs évoluent dans des secteurs soumis à une vigilance publique accrue (régulateurs, opinion publique, médias, acteurs politiques), d'une intensité structurellement supérieure à la moyenne. Travailler au quotidien avec des organisations exposées à un fort degré de pression en matière d'image, d'une part, et en matière de contrainte réglementaire, d'autre part, forge une discipline professionnelle singulière.
Ainsi, la transparence, la crédibilité et la confidentialité n'y sont pas des valeurs à conjuguer in abstracto, mais relèvent des conditions ordinaires d'exercice du métier spécifique à des acteurs potentiellement sensibles et à des contextes souvent délicats.
Cette exposition, loin d'être une fragilité, se déploie comme un apprentissage exigeant de ce qu'un engagement de fond et une relation de confiance avec les décideurs publics supposent réellement.
C'est pour mieux aider ses clients à relever ces défis, qui impactent directement leurs modèles d'affaires et parfois même leur légitimité propre, que CL Corporate Affairs a décidé de créer Compass.
Pourquoi Compass a été conçu
D'une frustration quotidienne à une plateforme structurée
Compass est né d'une contrainte que son fondateur vivait au quotidien. Le travail d'affaires publiques européennes s'appuie sur une information législative et politique par nature foisonnante et dispersée, répartie entre les sites institutionnels, les outils de suivi parlementaire, les journaux officiels et les registres publics, dont aucun n'a été conçu pour le flux de travail des milliers de praticiens qui en dépendent. Le coût du seul recueil et de la mise en cohérence de ces sources, avant le moindre travail d'analyse, est sans commune mesure avec la valeur qu'il génère.
Libérer les praticiens des tâches répétitives à faible valeur ajoutée, pour que le jugement professionnel se concentre sur ce qui crée réellement de la valeur.
Compass apporte une réponse à cette frustration : la plateforme structure la collecte de l'information publiquement accessible, mobilise l'IA lorsque c'est utile pour l'enrichir et la contextualiser, et organise l'engagement avec les acteurs clés dans un flux de travail cohérent. L'enjeu n'est pas de se substituer au jugement professionnel : il est de soulager le praticien des tâches répétitives à faible valeur, pour qu'il se concentre sur ce qui crée vraiment de la valeur : l'analyse politique, le positionnement stratégique et le dialogue de fond avec les décideurs.
Compass est né un soir, à l'origine pour mon propre usage, frustré de perdre autant de temps sur des tâches de back-office sans intérêt, en passant d'un site institutionnel à l'autre pour mon travail de veille et de suivi, en gaspillant des heures en coulisses à monter méticuleusement des cartographies dans des tableurs et des fichiers Word. Tout professionnel se confronte à cette lassitude et à cette frustration qui affecte son bien-être ; chaque client, chaque employeur réalise également que ce temps perdu, qui érode la productivité, représente une perte sèche pour lui aussi.
Ce que je cherchais vraiment, c'était de passer plus de temps sur ce que j'aime dans cette profession, et sur ce qui me permet réellement de valoriser mon temps et mon expertise : l'analyse politique en profondeur, la stratégie d'advocacy, la compréhension fine des positions de chaque acteur et, bien sûr, la relation humaine à tisser et à entretenir avec chacun d'eux. En somme : moins de temps sur l'exécution, plus de temps sur la réflexion et sur l'action. Parce qu'avant d'être des techniciens, nous sommes des tacticiens ; avant d'être des exécutants, nous sommes des stratèges.
Je suis profondément convaincu que les technologies modernes de structuration SaaS, et l'intelligence artificielle en particulier, ne sont pas là pour nous menacer ni nous remplacer. Elles sont là, au contraire, pour mieux valoriser ce dans quoi chaque professionnel crée un véritable impact au travers de son engagement, de sa passion et de son intuition : bref, elles permettent de mieux exprimer les qualités humaines de chacun, au-delà de leur expertise professionnelle singulière.
En approfondissant ma réflexion, j'ai très vite compris que Compass, alimenté par l'IA, pouvait aider, avec autant de pertinence, l'ensemble des acteurs des affaires publiques et des relations institutionnelles confrontés à la même frustration et partageant le même désir de se recentrer sur ce qui les anime vraiment.
Compass est devenu, dans cet esprit, non seulement un instrument pour moi-même, mais un véritable outil de travail utile à l'ensemble des professionnels des affaires publiques, dans un esprit de coopération confraternelle entre pairs ; le tout assorti de solides garanties de confidentialité, gages de sa crédibilité.
César Lesage Fondateur & Directeur général
Un outil par et pour les praticiens des affaires publiques
Mobiliser l'expertise du conseil au service d'un usage partagé
Compass est le fruit de plus de sept années d'expérience en conseil en affaires publiques et relations institutionnelles européennes. La plateforme n'est donc pas un SaaS générique recyclé pour le secteur, mais un outil calibré par et pour les praticiens, qui met l'expertise propre de CL Corporate Affairs au service d'une infrastructure ouverte à l'ensemble de la communauté, dans une logique de coopération professionnelle au sein d'un écosystème structurellement concurrentiel. C'est un acte de solidarité pratique entre pairs : même lorsqu'ils opèrent dans des secteurs différents, les praticiens partagent une même conscience des règles éthiques qui encadrent le métier et des contraintes qu'elles imposent au quotidien.
Il s'ensuit que l'accès à la plateforme n'est pas inconditionnel. Compass est octroyé dans le strict respect du code de conduite de la profession du conseil en affaires publiques, des obligations découlant de la réglementation en vigueur (notamment le registre de transparence de l'Union européenne et son code de conduite, institués par l'accord interinstitutionnel du 20 mai 2021, ainsi que, en France, la loi « Sapin II » du 9 décembre 2016 et le répertoire numérique des représentants d'intérêts tenu par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), assorti de ses propres règles de conduite professionnelle) et sous réserve de compatibilité avec les engagements de CL Corporate Affairs et de ses clients : un concurrent direct poursuivant des objectifs de politique publique qui entreraient en conflit avec les engagements professionnels de CL ne se verrait pas accorder l'accès. Il ne s'agit pas d'une restriction arbitrairement tranchée, mais de la condition même de la crédibilité de la plateforme : un pair extérieur n'aurait aucune raison de faire confiance à l'outil si son opérateur ne respectait pas, à cet égard, les règles qui régissent l'ensemble de la communauté des professionnels des affaires publiques.
Refuser l'accès à un concurrent direct dont les engagements entreraient en conflit avec les nôtres est la condition même de la crédibilité de la plateforme.
La plupart des outils numériques disponibles aujourd'hui pour les professionnels des affaires publiques sont construits par des éditeurs logiciels, des développeurs web généralistes ou des opérateurs médias, compétents dans leur propre métier mais extérieurs au flux de travail réel de l'engagement institutionnel européen. Compass prend l'approche inverse : ceux qui utilisent l'outil en premier sont aussi ceux qui l'ont conçu. Cela rend le produit plus directement utile, et impose une attention différente au détail : la granularité des procédures législatives, ce qu'une cartographie de parties prenantes doit réellement capturer, à quoi ressemble un bon compte-rendu d'engagement pour quelqu'un qui devra effectivement l'utiliser sous contrainte de délai.
Ceux qui utilisent l'outil en premier sont aussi ceux qui l'ont conçu.
Cette même exposition à une pression publique soutenue, qui définit la pratique du cabinet, façonne la manière dont la plateforme a été construite. Dans des secteurs où la transparence, la crédibilité et la protection des éléments sensibles font partie du quotidien, les exigences éthiques de la profession ne sont pas vécues comme une charge de conformité : elles sont vécues comme une opportunité de bâtir quelque chose de plus robuste : un positionnement éthique délibérément exigeant, adossé à des garanties techniques rigoureuses en matière de confidentialité. Cette exigence éthique est, en ce sens, une caractéristique du produit, et non un obstacle à contourner.
Cette exigence éthique est, en ce sens, une caractéristique du produit, et non un obstacle à contourner.
Un engagement déontologique envers les pairs
Conviction traduite en garanties techniques
Compass est proposé aux pairs et aux autres organisations actives dans le même écosystème, dans le respect des standards éthiques de la profession. La tension inhérente au fait qu'un cabinet d'affaires publiques propose un outil de travail à ses pairs est assumée frontalement, et traitée par un positionnement éthique délibérément exigeant, regardé comme un facteur différenciant : une politique explicite en matière de conflits d'intérêts, un engagement contractuel à ne jamais lire le contenu rédigé par l'utilisateur, et l'option d'un chiffrement de bout en bout que chaque utilisateur peut activer, faisant de la confidentialité une propriété du système lui-même plutôt qu'une simple promesse.
Un positionnement éthique fort et délibérément exigeant, regardé comme un facteur différenciant.
Les garanties techniques mobilisées ici ne sont ni sur mesure ni expérimentales : Compass s'appuie sur les mêmes standards cryptographiques que les applications zero-knowledge de référence (notamment l'architecture à deux clés popularisée par les gestionnaires de mots de passe professionnels et les messageries chiffrées de bout en bout telles que Signal, Bitwarden ou ProtonMail). Lorsque le chiffrement de bout en bout est activé sur un compte, la clé de chiffrement est dérivée du mot de passe de l'utilisateur à l'intérieur de son propre navigateur et ne quitte jamais l'appareil, ce qui signifie que même CL Corporate Affairs, en sa qualité d'opérateur de la plateforme, est techniquement incapable d'accéder au contenu chiffré. Le cadre complet est exposé dans la Politique de confidentialité et les Conditions générales.
Un chiffrement de bout en bout que chaque utilisateur peut activer, faisant de la confidentialité une propriété du système lui-même plutôt qu'une simple promesse.
Cette conviction est aiguisée par la double position depuis laquelle Compass est conçu. Le fondateur est à la fois praticien des affaires publiques (en sachant de l'intérieur ce que la confidentialité signifie au quotidien dans la profession) et le concepteur de l'outil, ce qui le met en position de faire de la confidentialité une pierre angulaire du système lui-même, en sus d'une simple clause contractuelle. De ce point de vue, la réponse est claire : le chiffrement de bout en bout est la garantie la plus robuste qu'il est possible de proposer, plus robuste qu'aucune séparation entre entités juridiques ne pourrait l'offrir. Une fois que l'utilisateur l'active, un contenu chiffré ne peut techniquement être lu par personne, y compris par l'entité qui opère la plateforme. Cette garantie couvre ce qu'elle chiffre, et rien de plus : les champs laissés hors de son périmètre pour que le service fonctionne — la liste des dossiers suivis, les scores analytiques — restent lisibles par la plateforme et ne sont protégés que par l'engagement contractuel, tout comme un contenu envoyé à l'IA au moment où il l'est. Les deux sont exposés précisément dans la politique de confidentialité.
Le choix d'une IA européenne.
Saisir le momentum IA, avec exigence et déontologie
Construire Compass, c’est aussi illustrer une qualité qui est, à bien des égards, fondamentalement caractéristique du conseil en affaires publiques : identifier la bonne opportunité, au bon moment, et apprendre à se saisir des priorités de l’agenda politique pour mieux se les approprier.
A cet égard Compass a choisi d’embrasser pleinement le momentum IA, tout en l’inscrivant dans un cadre distinctement européen. La plateforme s’appuie sur Mistral, le principal acteur européen de l’IA, et le traitement optionnel par cet outil s’exécute avec une clé API détenue par un utilisateur — la sienne, ou, pour un membre d’un espace collaboratif qui n’en a pas ajouté, celle de son gestionnaire de compte —, jamais avec une clé qui serait la nôtre, en l’adossant à des serveurs intégralement hébergés dans l’UE. Ce choix représente une solution à la fois flexible, légère, transparente et respectueuse des exigences de confidentialité des utilisateurs de la plateforme, qui s’inscrit dans un engagement déontologique et axiologique clair, que nous entendons continuer d’approfondir et que nous voulons incarner.
Bâti sur les sources officielles d'open data de l'UE
Intégration directe avec le Parlement européen, l'Office des publications et le Registre de transparence
Compass se connecte aux API publiques et aux portails de données opérés par les institutions européennes elles-mêmes, plutôt que de s'appuyer sur des revendeurs commerciaux de données. Le portail Open Data du Parlement européen (data.europarl.europa.eu) fournit les fiches de procédure, les données de référence des députés, les documents de commission et les amendements déposés en commission, les mêmes données qui alimentent la passerelle documentaire du Parlement. L'Office des publications de l'UE (Cellar et EUR-Lex) expose le texte intégral des propositions de la Commission via le cadre European Legislation Identifier (ELI), y compris la forme XHTML rendue par le convertisseur CONVEX du PE, ce qui permet à Compass d'extraire les considérants, articles et annexes de chaque proposition au niveau canonique. Le Registre de transparence de l'UE alimente le module de cartographie des parties prenantes en fournissant la liste complète des représentants d'intérêts inscrits, leurs déclarations financières et leurs clients déclarés.
Les documents sont récupérés à la demande lorsque l'utilisateur ouvre un dossier et sont rafraîchis via une synchronisation quotidienne en arrière-plan avec l'Observatoire législatif de l'UE (OEIL). Chaque amendement est structuré par canonical (Considérant N, Article N, Annexe X), de sorte que l'utilisateur puisse positionner, commenter, rédiger et amender au niveau où le législateur travaille, et non au niveau d'un PDF plat.
Votes par appel nominal. Les enregistrements du Parlement lui-même, obtenus via HowTheyVote.eu, projet open source qui les publie sous Open Database License, les enregistrements individuels relevant de la Database Contents License.
Compass ingère ce jeu de données et en calcule deux agrégats : par député et par groupe politique, la part de votes pour, contre et abstention en fonction des sujets, établie sur les seuls votes principaux et publics. Ces agrégats sont disponibles sous Open Database License.
Intégration directe avec le portail Open Data du PE, l'Office des publications (Cellar / EUR-Lex / ELI) et le Registre de transparence. Votes par appel nominal via HowTheyVote.eu, open source et sous licence ouverte. Aucun courtier commercial de données.
À propos du fondateur
César Lesage, Fondateur & Directeur général
CL Corporate Affairs est fondée et dirigée par César Lesage, titulaire d'un Master en études européennes de la KU Leuven et d'un Postgraduate Certificate in EU Law and Politics de l'Université de Sheffield. Fort de plus de sept années d'expérience en affaires publiques et communication d'entreprise, acquises auprès de PME, de multinationales et d'entreprises publiques, il a enseigné pendant deux ans le fonctionnement des institutions européennes au sein du Master en Affaires publiques de l'Institut catholique de Paris, l'une des formations françaises les plus reconnues pour les professionnels des affaires publiques.