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Données personnelles & RGPD

Politique de confidentialité

Dernière mise à jour : septembre 2026

Note de lecture. Cette page est traduite à titre informatif. L'interface de Compass, une fois la connexion établie, est disponible exclusivement en anglais ; aucune version française de l'application n'est proposée. Seul le texte en anglais fait foi en cas de divergence d'interprétation avec la présente traduction.

1. Introduction

Compass Political Intelligence Platform (ci-après « Compass ») est éditée par CL Corporate Affairs Consulting E.I. (ci-après « CL » ou « CL Corporate Affairs Consulting », indifféremment utilisés dans le présent document), dont le siège social est situé 1 avenue de l'Observatoire, 75006 Paris, France (VAT: FR58902992189), et qui dispose d'un bureau de représentation à l'avenue de Tervueren 103, B-1040 Bruxelles, Belgique. La présente Politique de confidentialité explique comment nous collectons, utilisons et protégeons les données à caractère personnel au sein de la plateforme Compass, dans le respect du Règlement (UE) 2016/679 (le « RGPD ») et de la loi française Informatique et Libertés.

Compass est conçue et exploitée par un cabinet de conseil en affaires publiques en exercice, et peut être mise à disposition de ses pairs, tels que des équipes internes d'affaires publiques, des fédérations professionnelles, des ONG et d'autres organisations dont l'activité recoupe notre propre champ de pratique. Ce contexte particulier façonne la manière dont nous avons conçu la plateforme : si CL applique, en tant que devoir professionnel fondateur, une politique stricte de refus de tout conflit d'intérêts (voir également la section 3 des Conditions générales), nous estimons que cet engagement contractuel et éthique doit être adossé à des garanties techniques et organisationnelles conférant à chaque utilisateur un contrôle réel et démontrable sur ses propres données. Les dispositions qui suivent, en particulier le chiffrement de bout en bout optionnel (section 10.1) et notre politique délibérée en matière d'IA (section 9), constituent l'expression pratique de cette conviction. Ce ne sont pas des formules génériques de conformité : elles traduisent un choix de positionnement que nous jugeons inséparable du type de plateforme qu'un cabinet d'affaires publiques peut raisonnablement proposer à ses pairs.

2. Responsable de traitement

CL Corporate Affairs Consulting E.I.
1 avenue de l'Observatoire, 75006 Paris, France
Avenue de Tervueren 103, B-1040 Bruxelles, Belgique
Contact : compass.eu.com/contact

3. Rôles et responsabilités au regard du RGPD

La répartition des rôles en matière de protection des données au sein de Compass dépend du contexte spécifique d'utilisation, apprécié au cas par cas, conformément aux articles 4, point 7, 4, point 8, 26 et 28 du RGPD. Le facteur déterminant est l'identification de la partie qui décide des finalités et des moyens essentiels de chaque opération de traitement, et non la seule qualification contractuelle.

Lorsque CL utilise Compass pour sa propre activité de conseil, CL Corporate Affairs Consulting agit en qualité d'unique responsable de traitement pour l'ensemble des données traitées au sein de la plateforme, y compris les données de référence, la cartographie des parties prenantes, l'analyse des positions et les comptes-rendus d'engagement.

Lorsqu'un utilisateur tiers accède à Compass dans le cadre de ses propres activités d'affaires publiques, les rôles respectifs sont déterminés par la nature de la mission et le degré d'autonomie de chaque partie :

Dans tous les cas, CL Corporate Affairs Consulting s'engage à mettre en œuvre des mesures techniques et organisationnelles appropriées pour assurer la sécurité et la confidentialité des données à caractère personnel, conformément au RGPD. Lorsque CL Corporate Affairs Consulting agit en qualité de sous-traitant, les Conditions générales de la plateforme régissent les obligations de chaque partie conformément à l'article 28 du RGPD.

3.1 Cas particulier : les méthodologies analytiques conçues par CL

Les rôles décrits à la section 3 distinguent qui décide quoi dans une opération de traitement donnée. Dans ce cadre, une nuance mérite d’être explicitement énoncée : Compass intègre un certain nombre de méthodologies analytiques conçues par CL Corporate Affairs Consulting, notamment la pondération de l’influence appliquée aux parties prenantes, le score d’urgence qui signale les engagements sensibles au temps, la détection des cibles à activer qui fait remonter les contacts prioritaires, et l’estimation prédictive des durées législatives fondée sur des schémas procéduraux passés. L’utilisateur maîtrise qui est ajouté à la plateforme, quelles données y sont saisies et la finalité stratégique poursuivie ; CL est l’auteur de la méthodologie qui transforme cette donnée maîtrisée par l’utilisateur en score, en classement ou en estimation.

En tant qu’éditeur qui définit la méthodologie, la responsabilité de CL Corporate Affairs Consulting se borne à la mise à disposition de l’outil, et elle en répond avec diligence au regard de ses obligations réglementaires et juridiques. En saisissant des données, en identifiant les personnes et les institutions concernées, en priorisant celles dont la mobilisation importe le plus au regard de leur influence présumée, et en assumant la finalité du traitement des données qui les concernent, l’utilisateur en demeure par voie de conséquence le responsable de ce traitement au sens du RGPD. Chaque valeur suggérée reste d’ailleurs visible et peut être ajustée ou écrasée à la main. La conception de la méthodologie ne confère à CL Corporate Affairs Consulting aucun pouvoir de décision sur les finalités ni sur les moyens essentiels du traitement des données de l’utilisateur, et n’emporte donc pas de responsabilité conjointe au sens de l’article 26 du RGPD. Cette répartition est celle qu’énonce la section 7 des conditions générales, lesquelles constituent l’accord de sous-traitance au sens de l’article 28 du RGPD.

Concrètement, l’utilisateur reste libre de contester un score, de le remplacer manuellement, et d’utiliser Compass sans s’en remettre à la pondération suggérée : les positions et les valeurs d’influence peuvent toujours être renseignées ou écrasées à la main. La méthodologie de scoring conçue par CL repose sur des pondérations et des modalités d’analyse de l’influence dérivées de la littérature pertinente en science politique. Ce que l’utilisateur reçoit, c’est un contrôle effectif sur le résultat : chaque valeur suggérée est visible et peut être ajustée ou écrasée à la main ; et CL assume la méthodologie qu’elle conçoit. Cette part résiduelle de responsabilité méthodologique ne s’étend pas au travail de cartographie de l’utilisateur dans son ensemble : pour les données saisies, les personnes concernées sélectionnées et la finalité poursuivie, l’utilisateur demeure le responsable du traitement.

4. Catégories de données traitées

Compass traite trois catégories distinctes de données à caractère personnel, chacune soumise à son propre régime :

Les données du compte utilisateur (nom, adresse e-mail, société, numéro de téléphone si fourni, identifiants de connexion hachés) sont également traitées dans le but de fournir l'accès à la plateforme.

Données de navigation : un unique cookie de session (HTTP-only, strictement fonctionnel, sans traçage) est utilisé pour l'authentification.

Données de demande de compte : lorsqu’un compte est demandé via le formulaire de demande de compte, nous traitons les éléments d’identité, de contact et d’activité professionnelle fournis, l’organisation et, le cas échéant, les clients déclarés, les logos éventuellement joints, la manière dont le demandeur a connu Compass, ainsi que l’adresse IP depuis laquelle la demande a été envoyée. Ces données ont une seule finalité : statuer sur la demande. Si elle est acceptée, elles deviennent des données de compte ; si elle est refusée, elles sont supprimées, logos compris.

5. Base juridique et finalités

Le traitement des données à caractère personnel au sein de Compass repose sur les bases juridiques suivantes :

Demandes de compte. Une demande de compte est traitée en vue de prendre des mesures précontractuelles à la demande de l’intéressé (article 6, §1, b) du RGPD). La vérification de conflit d’intérêts décrite à l’article 3 des conditions générales, ainsi que la protection du formulaire public contre les abus automatisés, reposent sur l’intérêt légitime (article 6, §1, f) du RGPD).

Courriels de rappel. Lorsqu’un compte n’a fait l’objet d’aucune connexion pendant 30 jours, nous adressons à son titulaire un courriel bref rappelant ce que fait la plateforme et renvoyant au formulaire de contact, puis un second 90 jours après le précédent tant que le compte reste inutilisé. Ce traitement repose sur l’intérêt légitime (article 6, §1, f) du RGPD) : un compte existe pour être utilisé, et un compte inutilisé traduit le plus souvent un obstacle pratique que nous pouvons lever. Ces courriels ne sont jamais adressés à des tiers et ne font jamais la promotion d’autre chose que le service dont le titulaire dispose déjà. Chacun comporte un lien de désinscription, la préférence est modifiable à tout moment dans Gérer mon compte, et s’y opposer n’a aucun effet sur le compte lui-même (section 13).

6. Évaluation de l'intérêt légitime

Conformément à l'article 6, paragraphe 1, point f, du RGPD, le recours à l'intérêt légitime comme base juridique du traitement des données de parties prenantes a été apprécié comme suit :

7. Données publiquement accessibles et catégories particulières

Une part importante des données à caractère personnel traitées dans Compass se rapporte à des personnalités publiques agissant dans leur capacité officielle (députés européens, commissaires, fonctionnaires du Conseil, représentants d'intérêts enregistrés). Ces données proviennent de bases de données institutionnelles officielles et publiquement accessibles :

Lorsque les données traitées incluent des informations susceptibles de révéler des opinions politiques au sens de l'article 9, paragraphe 1, du RGPD (par exemple : votes enregistrés, positions déclarées publiquement sur des dossiers législatifs, affiliation à un groupe politique), ce traitement est autorisé en vertu de l'article 9, paragraphe 2, point e, du RGPD, en ce qu'il porte exclusivement sur des données à caractère personnel que la personne concernée a manifestement rendues publiques par des canaux institutionnels officiels, des votes parlementaires, des prises de position publiques ou des publications volontaires sur des comptes publics de réseaux sociaux. Cette exception est appliquée strictement aux données déjà accessibles au public par l'effet des propres actions de la personne concernée dans sa capacité officielle.

Une distinction doit être faite entre ces données sous-jacentes manifestement publiques et l'évaluation analytique d'attitude qu'un utilisateur peut attacher à une partie prenante. Cette évaluation (le score attitude, apprécié par l'utilisateur) constitue la caractérisation, par l'utilisateur lui-même, d'une position politique que la personnalité publique a elle-même manifestement rendue publique : par des votes enregistrés, des positions déclarées sur des dossiers législatifs et des prises de position publiques. Par prudence, dans la mesure où l'évaluation d'attitude touche à des données révélant des opinions politiques, CL s'appuie sur un double fondement : l'article 9, paragraphe 2, point e, du RGPD (données manifestement rendues publiques par la personne concernée), parce que l'évaluation caractérise une position que la personnalité a publiquement manifestée dans sa capacité officielle, conjointement avec le fondement de l'intérêt légitime (article 6, paragraphe 1, point f, du RGPD), au titre de l'évaluation exposée à la section 6 (personnalités publiques agissant à titre professionnel ou public, sources publiques, absence de profilage commercial). CL ne s'appuie pas sur le seul article 6, paragraphe 1, point f, pour cet aspect relevant des catégories particulières. L'article 9, paragraphe 2, point e, demeure, en tout état de cause, le fondement applicable aux données sous-jacentes véritablement et manifestement publiques (votes enregistrés, positions déclarées, affiliation à un groupe politique).

8. Notre approche du contrôle utilisateur et de la transparence

Deux des choix de conception les plus déterminants de Compass, le chiffrement de bout en bout optionnel du contenu rédigé par l'utilisateur (section 10.1) et la politique d'IA de la plateforme (section 9), sont régis par un même principe sous-jacent. Les technologies modernes (cryptographie avancée, modèles de langage) apportent une réelle valeur ajoutée au travail d'affaires publiques, mais elles soulèvent aussi des questions légitimes : qui peut lire quoi, par où circulent les données, et que contrôle réellement l'utilisateur. Plutôt que d'apporter à ces questions des réponses générales et rassurantes, Compass est conçue pour que les réponses soient visibles, vérifiables et choisies par l'utilisateur.

Cela se traduit par trois règles opérationnelles applicables tant au chiffrement qu'à l'IA :

Les deux sections qui suivent appliquent ce cadre aux deux cas spécifiques de l'analyse assistée par IA (section 9) et du chiffrement de bout en bout (section 10.1).

9. Services d’IA

Compass intègre une couche d’intelligence artificielle qui assiste des tâches analytiques telles que la classification de positions, l’analyse de parties prenantes, la production de notes stratégiques et la suggestion de positionnement et de réécriture sur les textes en discussion. La plateforme est conçue autour d’un principe ferme : l’utilisateur choisit toujours quelle configuration d’IA est utilisée, le cas échéant, et peut à tout moment revenir à une configuration dans laquelle aucune IA n’intervient.

CL Corporate Affairs Consulting a délibérément limité le périmètre d’IA de Compass à Mistral, le fournisseur européen d’IA dont le siège est à Paris (France). Aucun autre fournisseur d’IA tiers, ni OpenAI, ni Anthropic, ni aucun modèle non européen, n’est intégré à la plateforme, et aucun n’est envisagé pour une intégration future. Compass repose sur une unique configuration d’IA : l’API commerciale européenne de Mistral, décrite ci-après. Le traitement IA demeure sur une infrastructure européenne, sans aucun transfert de données vers des fournisseurs non européens.

9.1 API commerciale européenne de Mistral

Dans cette configuration, les requêtes d’IA sont adressées à l’API commerciale de Mistral AI (api.mistral.ai). Mistral AI est une société de droit français ; selon les déclarations de Mistral, les données de l’API sont hébergées par défaut dans l’Union européenne. Selon les fonctionnalités utilisées, Mistral peut recourir aux sous-traitants ultérieurs listés dans son Trust Center ; tout transfert au sein de la propre chaîne de sous-traitance de Mistral est régi par son avenant de traitement des données (décisions d’adéquation ou clauses contractuelles types). Cette configuration opère selon une modalité unique :

Les garanties suivantes s’appliquent :

Documentation de référence. Conditions Mistral : legal.mistral.ai/terms · Avenant de traitement des données : legal.mistral.ai/terms/data-processing-addendum.

9.2 Recherche assistée de sources publiques

Sur action explicite de l’utilisateur, la couche d’IA peut consulter des sources publiquement accessibles (site officiel d’une organisation, prises de position publiques, position papers) afin d’aider à caractériser le positionnement d’une organisation ou d’un client, ou à identifier les clients déclarés d’un cabinet de conseil. Cette consultation n’est jamais automatique : elle résulte d’une commande explicite de l’utilisateur, est journalisée, et son résultat est présenté à l’utilisateur pour validation avant tout enregistrement. Le Registre de transparence de l’Union européenne est, quant à lui, consulté localement à partir des données déjà intégrées à Compass, sans aucune requête externe.

9.3 Aucun fournisseur d’IA n’est jamais imposé à l’utilisateur

L’activation de la configuration d’IA suppose une action délibérée de l’utilisateur depuis Manage my account. Par défaut, l’état de tout compte Compass est « aucune IA » : les fonctionnalités assistées par IA sont simplement absentes tant que l’utilisateur n’a pas explicitement activé l’API européenne de Mistral. L’utilisateur peut revenir à « aucune IA » à tout moment, sans persistance de données entre configurations.

9.4 eTranslation — traduction automatique de la Commission européenne

Compass propose une traduction optionnelle des textes que vous avez produits dans la plateforme — analyse d’amendements déposés, projet de message à une partie prenante — vers l’une des 24 langues officielles de l’Union. Les praticiens ont régulièrement besoin de s’adresser à une délégation nationale ou à un rapporteur dans sa langue, et les documents sources eux-mêmes parviennent en plusieurs langues.

Cette traduction est assurée par eTranslation, le service de traduction automatique de la Commission européenne, exploité par sa direction générale de la traduction dans le cadre du programme pour une Europe numérique. Il s’agit donc d’un service public européen opéré par une institution de l’Union, et non d’un prestataire privé ni d’un prestataire non européen : les solutions couramment employées à cette fin auraient impliqué le transfert de vos travaux vers un sous-traitant établi hors de l’Union, ce que CL a refusé.

Les contenus générés par IA, produits via l’API européenne de Mistral, sont fournis à titre informatif uniquement et doivent toujours être relus et validés par l’utilisateur avant d’être exploités ou partagés à l’extérieur. CL Corporate Affairs Consulting ne garantit ni l’exactitude, ni l’exhaustivité, ni la fiabilité des productions générées par IA.

10. Sécurité des données et hébergement

L'ensemble des données traitées par Compass est conservé sur des serveurs privés et dédiés situés au sein de l'Union européenne, sous le contrôle physique de CL Corporate Affairs Consulting ; aucun hébergeur public en nuage (cloud) ne stocke ces données. L'accès public est acheminé vers eux par un reverse proxy situé au sein de l'Union européenne, via un réseau privé chiffré ; le relais ne stocke aucune donnée à caractère personnel, et aucune donnée à caractère personnel n'est stockée en dehors de l'Union européenne.

Lorsque CL Corporate Affairs Consulting traite des données à caractère personnel pour le compte d’un utilisateur, elle s’appuie sur un ensemble délibérément restreint de sous-traitants ultérieurs, chacun lié par un contrat de traitement des données au sens de l’article 28 du RGPD, actuellement deux : la Commission européenne (direction générale de la traduction), pour la fonctionnalité optionnelle eTranslation décrite à la section 9.4, qui s’exécute sous des identifiants détenus par CL et ne traite que le texte qu’un utilisateur soumet explicitement à la traduction, sur l’infrastructure de la Commission européenne au sein de l’Union ; et OVHcloud (France), qui achemine nos courriers électroniques transactionnels sortants — création de compte, réinitialisation de mot de passe, avis de sécurité — et traite à ce titre le nom du destinataire, son adresse et les liens sécurisés que ces messages contiennent. Nous n’envoyons aucun courriel de prospection. En revanche, la fonctionnalité Mistral optionnelle et soumise à opt-in, désactivée par défaut, décrite à la section 9.1, s’exécute sous le propre compte et la propre clé d’API Mistral de l’utilisateur, Mistral agissant alors comme sous-traitant de l’utilisateur, et non comme sous-traitant ultérieur de CL. CL tient à jour la liste de ses sous-traitants ultérieurs et informera les utilisateurs de toute modification substantielle, en particulier avant qu’un nouveau sous-traitant ultérieur ne commence à traiter des données à caractère personnel. Les utilisateurs peuvent s’opposer à un tel ajout ou remplacement, pour des motifs légitimes tenant à la protection des données, dans un délai de quinze (15) jours suivant l’information.

Les ressources chargées dans le navigateur sont auto-hébergées sur une infrastructure UE. L’ensemble des ressources chargées dans le navigateur du visiteur, y compris les polices web (Cormorant Garamond, Vollkorn et Montserrat) et la bibliothèque JavaScript de visualisation (D3.js) utilisée sur la page de cartographie des parties prenantes, sont servies directement depuis les serveurs hébergés en UE de CL Corporate Affairs Consulting. Aucune page ne charge de ressources depuis Google, Cloudflare ou un quelconque autre réseau de diffusion de contenu non européen, et aucune adresse IP de visiteur ni aucun détail de navigateur n’est transmis à de tels fournisseurs lors du rendu. En conséquence, le seul transfert de données à caractère personnel associé à la plateforme est la fonctionnalité Mistral AI optionnelle et soumise à opt-in (désactivée par défaut), dont le traitement demeure au sein de l’Union européenne (voir section 9.1).

La plateforme met en œuvre les mesures de sécurité suivantes :

Les e-mails liés à la gestion de compte (création de mot de passe, réinitialisation, notifications de changement) sont envoyés via SMTP avec chiffrement TLS.

10.1 Chiffrement de bout en bout optionnel

Pourquoi cette fonctionnalité existe. Compass est conçue et exploitée par un cabinet de conseil en affaires publiques en exercice dont les utilisateurs sont eux-mêmes, le plus souvent, des professionnels des affaires publiques travaillant sur des dossiers sensibles, et parfois sur des dossiers qui touchent les mêmes domaines de politique publique que ceux dans lesquels CL est elle-même engagée ou que ses autres clients suivent. Même si CL Corporate Affairs Consulting applique, en tant que devoir professionnel fondateur, une politique stricte de refus de tout conflit d'intérêts (voir également la section 3 des Conditions générales) et s'engage contractuellement à ne jamais lire le contenu rédigé par les utilisateurs (voir section 11 des Conditions générales), nous considérons que les utilisateurs ne devraient pas avoir à accorder cet engagement uniquement sur la base de la confiance. Le chiffrement de bout en bout est la traduction technique de cette conviction : il offre aux utilisateurs un moyen de garantir, par l'architecture même de la plateforme, que leur travail analytique est mathématiquement hors de portée des opérateurs CL, de tout tiers qui obtiendrait l'accès aux serveurs, et de toute autorité requérant une divulgation contrainte. C'est, à nos yeux, une conséquence naturelle du fait de construire un outil pour sa propre profession.

En quoi cela consiste, en pratique. En complément des mesures de sécurité de base ci-dessus, Compass propose un mode chiffrement de bout en bout optionnel que les utilisateurs peuvent activer à tout moment depuis Gérer mon compte. Cette fonctionnalité n'est pas activée par défaut ; il s'agit d'un opt-in explicite, destiné aux utilisateurs qui manipulent des éléments particulièrement sensibles et qui souhaitent ajouter une garantie technique aux engagements contractuels de CL. Les utilisateurs qui ne l'activent pas sont, bien entendu, pleinement couverts par l'engagement contractuel de non-consultation, qui s'applique indépendamment du statut de chiffrement ; la fonctionnalité est offerte comme une couche supplémentaire pour ceux qui le souhaitent, et non comme une condition préalable à l'utilisation de la plateforme.

Ce qui est chiffré. Lorsque le chiffrement de bout en bout est activé sur un compte, les données suivantes sont chiffrées dans le navigateur de l'utilisateur avant d'être stockées sur le serveur : les notes personnelles, le contenu rédigé par l'utilisateur de la cartographie des parties prenantes (résumés de position attribués, arguments, commentaires privés et sources), les mots-clés de veille (en mode Recherche sécurisée), les noms de sujets, les biographies et notes de profil rédigées par l'utilisateur, les entrées du journal d'engagement (comptes-rendus de réunion, enseignements, signaux), le cache de radar personnel de l'utilisateur et tout autre contenu rédigé personnellement par l'utilisateur. Le périmètre de chiffrement est délibérément large et vise à empêcher tout observateur du serveur (y compris les opérateurs CL) de profiler l'activité, les centres d'intérêt ou les positions analytiques de l'utilisateur.

Ce qui n'est pas chiffré, et pourquoi. Les catégories suivantes restent non chiffrées, par conception : la liste des dossiers suivis par l’utilisateur (le numéro de procédure est la clé par laquelle le serveur récupère et actualise chaque dossier auprès des sources publiques européennes — OEIL, votes, actes délégués, calendriers institutionnels — et par laquelle les alertes sont rapprochées ; le chiffrer romprait cet enrichissement automatisé, qui fait la substance du service. Ce numéro est lui-même une référence de procédure publique. Cette précision figure à l’identique à la section 11 des conditions générales) ; données de référence publiques partagées entre l'ensemble des utilisateurs (députés européens, commissaires, agents de la Commission, agents du Conseil, organisations du Registre de transparence, événements du calendrier institutionnel, toutes issues des bases de données officielles de l'UE) ; informations de compte nécessaires à l'authentification et aux notifications (prénom, nom, e-mail, numéro de téléphone, organisation) ; identifiants techniques nécessaires aux jointures SQL (clés primaires, clés étrangères, identifiants d'utilisateur) ; horodatages d'audit (heures de création, de modification, de connexion) ; empreintes cryptographiques de recherche (condensats SHA-256 irréversibles des mots-clés de veille en mode Recherche sécurisée, utilisés pour la correspondance côté serveur sans révéler le mot-clé) ; et les scores analytiques et les classements qui en découlent (les scores d'influence, d'urgence, d'engagement et d'attitude attachés à chaque partie prenante, ainsi que le quadrant de priorité et les marqueurs « cible à activer » calculés à partir d'eux). Ces derniers ne sont pas du texte rédigé par l'utilisateur mais des valeurs produites par les méthodologies analytiques conçues par CL (pondération d'influence, scoring d'urgence et de cible à activer), que le serveur calcule et recalcule ; garder les scores numériques lisibles par le moteur est précisément ce qui permet à la plateforme de positionner les parties prenantes sur la carte, de les classer et de recalculer leur quadrant. Le raisonnement écrit qui justifie chaque score est, lui, chiffré, et un simple nombre (une influence de 80, par exemple) est de toute façon bien moins révélateur que l'analyse rédigée, qui reste protégée. Ces catégories sont soit déjà publiques par nature, soit nécessaires au fonctionnement technique du service. Nous les énumérons ici, plutôt que d'évoquer le chiffrement en termes vagues, parce que nous considérons qu'une description honnête des frontières de la garantie fait partie de la garantie elle-même.

Comment cela fonctionne : en langage simple. Lorsqu'un utilisateur active le chiffrement de bout en bout, deux choses se produisent à l'intérieur de son navigateur, l'une et l'autre invisibles pour le serveur. Premièrement, une nouvelle clé maîtresse est générée localement : c'est elle qui chiffrera réellement le contenu de l'utilisateur. Deuxièmement, cette clé maîtresse est elle-même placée à l'intérieur d'une enveloppe scellée dont seule la mot de passe de connexion de l'utilisateur ouvre le verrou. Le serveur stocke l'enveloppe scellée, mais jamais la clé maîtresse en clair, et jamais le mot de passe. À chaque connexion, le mot de passe ouvre l'enveloppe localement dans le navigateur, la clé maîtresse est récupérée le temps de la session, et les champs chiffrés peuvent être lus ; lorsque l'utilisateur se déconnecte, tout retourne à l'intérieur de son enveloppe scellée côté serveur. CL ne détient jamais la clé maîtresse et ne peut pas la reconstituer : la garantie cryptographique est que ce qui est stocké sur nos serveurs, sous forme chiffrée, est par construction illisible pour nous.

Comment cela fonctionne : en termes techniques. Le schéma est zero-knowledge : les clés qui déchiffrent les données de l'utilisateur ne quittent jamais son appareil et ne sont pas stockées sur le serveur sous une forme exploitable. Plus précisément :

Ce que cela signifie au quotidien. La conception à deux clés présente un bénéfice direct et concret pour les utilisateurs :

Conséquences pour CL. La clé qui protège la clé maîtresse étant dérivée du mot de passe de l'utilisateur et ne quittant jamais son navigateur, CL Corporate Affairs Consulting et ses administrateurs ne peuvent pas, par construction, lire les champs chiffrés d'un compte sur lequel le chiffrement de bout en bout est activé. Cette propriété est imposée techniquement, et non simplement contractuellement, et s'applique même face à une enquête interne, à un incident de sécurité ou à une réquisition judiciaire : CL ne détient pas la clé, ne peut pas la reconstituer et ne peut pas être contrainte de produire le contenu en clair des champs chiffrés. Cette limite s'applique également à CL elle-même et est assumée comme une conséquence délibérée de l'architecture zero-knowledge (voir également section 11 des Conditions générales).

Les champs qui ne sont pas chiffrés restent techniquement accessibles aux opérateurs CL. En l'absence de chiffrement de bout en bout, cela inclut le contenu des notes, de la cartographie des parties prenantes, des positions attribuées, des commentaires privés et de tout autre contenu rédigé par l'utilisateur. La non-consultation de ces champs par CL est régie exclusivement par l'engagement contractuel énoncé à la section 11 des Conditions générales et n'est pas, en l'absence de chiffrement de bout en bout, garantie par une impossibilité technique. Nous estimons que cette distinction doit être énoncée explicitement : elle marque la différence entre une garantie que nous nous engageons à honorer et une garantie que la plateforme impose elle-même.

Même lorsque le chiffrement de bout en bout est activé, certaines métadonnées d'exploitation demeurent techniquement visibles aux opérateurs CL, en conséquence inéluctable de l'exploitation d'un service web. Ces métadonnées ne permettent pas la reconstitution du contenu chiffré, mais peuvent permettre d'inférer certaines caractéristiques d'usage :

Ces métadonnées structurelles relèvent du même engagement contractuel de non-consultation que toute autre donnée non chiffrée (section 11 des Conditions générales). CL Corporate Affairs Consulting s'engage à ne pas les exploiter à d'autres fins que la supervision technique du service (surveillance de sécurité, débogage, planification de capacité). Nous les documentons ici, plutôt que de les omettre, parce que la crédibilité de la garantie globale dépend d'une description transparente de ses frontières.

À l'inverse, les champs qui ont été chiffrés au titre du chiffrement de bout en bout ne peuvent être lus par personne d'autre que l'utilisateur, y compris par CL elle-même. Il s'agit d'une propriété de la conception cryptographique, et non d'une promesse contractuelle : la clé qui la déverrouille est dérivée du mot de passe de l'utilisateur à l'intérieur de son propre navigateur et ne quitte jamais l'appareil de l'utilisateur. CL ne détient pas la clé, ne peut pas la reconstituer et ne peut pas être contrainte de produire le contenu en clair des champs chiffrés : ni en réponse à une réquisition judiciaire, ni dans le cadre d'une enquête de sécurité, ni à la demande d'un tiers qui obtiendrait l'accès aux serveurs. Cette limite s'applique également à CL Corporate Affairs Consulting et est assumée comme une conséquence délibérée de l'architecture zero-knowledge.

10.2 Séparation entre la plateforme Compass et la pratique de conseil de CL Corporate Affairs

CL Corporate Affairs Consulting exerce deux activités distinctes au sein d’une même entité juridique : l’édition de Compass et une pratique de conseil en affaires publiques. Ce double rôle peut, dans certains cas, créer un risque de conflit d’intérêts auquel répondent déjà l’engagement contractuel de non-consultation (section 11 des Conditions générales) et le chiffrement de bout en bout optionnel (section 10.1). Les dispositions qui suivent complètent ce cadre par des engagements pratiques qui ne requièrent, pour être tenus, aucun dispositif formel de conformité.

(a) Non-réutilisation des données utilisateurs dans les missions de conseil de CL. CL Corporate Affairs Consulting s’engage à ne jamais utiliser, dans ses propres missions de conseil, la moindre donnée, analyse, position, cartographie, commentaire, projet d’amendement, liste de veille ou information saisis par un utilisateur de Compass, que le chiffrement de bout en bout soit activé ou non. Cet engagement couvre l’identité des dossiers suivis par l’utilisateur, la substance de son travail analytique, et jusqu’au simple fait qu’il s’intéresse à un sujet donné. Lorsque le chiffrement de bout en bout est activé, l’engagement est en outre garanti par une impossibilité cryptographique (section 10.1).

(b) Taxonomie des données en trois catégories. Compass traite trois catégories distinctes de données, chacune dotée de son propre régime de protection :

(c) Politique des droits d’accès. L’accès à la base de données de production est limité aux fonctions techniques nécessaires à l’exploitation du service et n’a rien de routinier : il intervient pour l’exploitation, la maintenance et le support, et non pour consulter les contenus des utilisateurs ; les actions privilégiées sont consignées dans le journal de sécurité et de redevabilité mentionné à la section 10, qui sert à détecter et à investiguer les incidents et à appuyer la redevabilité, et non comme un mécanisme de contrôle interne. La plateforme tourne sur des serveurs privés situés en UE et physiquement contrôlés par CL Corporate Affairs, sans recours à un fournisseur cloud public ni à un tiers ayant accès aux contenus utilisateurs ; l’accès public est acheminé par un reverse proxy au sein de l’Union européenne qui ne stocke aucun contenu utilisateur. Le cloisonnement entre comptes est assuré au niveau applicatif par des requêtes scopées par utilisateur, et renforcé (pour les comptes ayant activé le chiffrement de bout en bout) par des enveloppes de chiffrement par utilisateur : aucun utilisateur ne peut accéder aux contenus analytiques d’un autre.

(d) Engagement de confidentialité renforcé. Au-delà du RGPD, CL Corporate Affairs Consulting aligne volontairement sa pratique sur les standards de confidentialité professionnelle applicables aux praticiens des affaires publiques : le Code de conduite du Registre de transparence de l’UE annexé à l’Accord interinstitutionnel de 2021 entre le Parlement, le Conseil et la Commission (en particulier ses dispositions sur l’obtention, le traitement et la diffusion honnêtes de l’information européenne) ; les valeurs d’intégrité, transparence, exactitude et confidentialité énoncées par le Code de conduite de la SEAP (Society of European Affairs Professionals) ; et les standards déontologiques de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour les représentants d’intérêts déclarés, notamment l’interdiction d’obtenir des informations par des moyens frauduleux et de vendre des informations obtenues auprès de responsables publics. Au moment d’accepter une nouvelle mission de conseil, CL Corporate Affairs vérifie de bonne foi qu’il n’existe pas de recoupement manifeste avec l’activité connue d’un utilisateur de Compass, et décline la mission si tel est le cas.

(e) Procédure simple de signalement, dans les deux sens.

Chaque signalement est pris au sérieux. Tout signalement reçu (d’un utilisateur, de CL elle-même ou d’un tiers) est examiné avec diligence éthique et juridique. Nous tenons ce traitement comme une condition même de la crédibilité de la plateforme et de son éditeur, et non comme une courtoisie facultative : dans une profession où la discrétion fait partie du livrable, un outil qui prendrait à la légère des signalements de conflit d’intérêts perdrait ce qui justifie son usage.

11. Durée de conservation des données

Conformément au principe de limitation de la conservation (article 5(1)(e) du RGPD), les données à caractère personnel ne sont conservées que le temps nécessaire aux finalités pour lesquelles elles sont traitées. Tant qu'un compte est actif, les données sont conservées sur le fondement juridique de l'exécution du contrat (article 6(1)(b) du RGPD) : les dossiers, cartographies de parties prenantes, positions, notes et comptes-rendus d'engagement propres à l'utilisateur constituent le contenu même que le service a pour objet de stocker et de mettre à disposition, et sont conservés tant que l'utilisateur maintient son compte. L'utilisateur contrôle directement ce contenu : chaque dossier, note ou autre élément peut être supprimé depuis la plateforme à tout moment.

Cessation du fonctionnement de la plateforme. En cas de cessation du fonctionnement de la plateforme, les utilisateurs seront informés à l'avance et pourront télécharger leurs données. Les modalités et les limites de cet engagement figurent à la section 10.1 des Conditions générales.

Cession de la plateforme. En cas de cession de Compass, les utilisateurs seront informés dans un délai de deux semaines suivant la conclusion de l'accord avec l'acquéreur, lequel s'enquerra des obligations légales lui incombant. Pendant ce délai, chacun peut exporter ses données et demander la suppression de son compte s'il ne souhaite pas poursuivre sous l'égide du nouvel exploitant (section 10.2 des Conditions générales).

Demandes de compte. Une demande refusée est supprimée immédiatement au moment de la décision, avec les logos éventuellement fournis. Lorsqu’une demande est acceptée, les informations fournies deviennent des données de compte et suivent les règles ci-dessus ; seule la trace de la décision est conservée, sans les pièces jointes. Une demande restée sans décision pendant 30 jours expire et est supprimée dans les mêmes conditions, le demandeur en étant informé.

12. Destinataires des données

Les données à caractère personnel traitées au sein de Compass ne sont accessibles qu'aux utilisateurs autorisés de la plateforme. Chaque utilisateur n'accède qu'aux données pertinentes pour sa propre activité. Les notes internes et comptes-rendus d'engagement ne sont visibles que par l'utilisateur qui les a créés.

Alertes du Parlement européen. Compass peut vous abonner au service d’alerte de l’Observatoire législatif du Parlement pour une procédure que vous suivez. Si vous le demandez, et seulement alors, votre adresse électronique est transmise au Parlement européen afin qu’il crée l’abonnement et vous envoie sa propre confirmation. L’abonnement ne devient actif qu’au moment où vous cliquez sur cette confirmation, et vous acceptez alors les conditions du Parlement et non les nôtres. Compass n’envoie pas ces alertes, ne les reçoit pas, et ne conserve aucune trace de ce qui vous est signalé. Vous pouvez vous désabonner à tout moment directement auprès du Parlement.

Il s’agit d’un engagement contractuel opposable à CL Corporate Affairs Consulting et à tout administrateur agissant pour son compte, et non de la simple description du fonctionnement du logiciel. Lorsque l’utilisateur a activé le chiffrement de bout en bout, cet engagement est renforcé par une impossibilité technique : le contenu ne nous est pas seulement interdit, il nous est illisible. Les deux jouent ensemble : l’engagement couvre ce que nous pourrions techniquement lire, le chiffrement supprime la question pour le reste.

Administration de la plateforme. Compass est administrée par CL Corporate Affairs Consulting. Son fondateur détient le compte administrateur maître et est la seule personne pouvant créer, modifier ou retirer des droits d’administration  : ce pouvoir n’est délégable à personne, par conception et non par simple engagement.

À côté de lui, CL peut accorder un compte d’administrateur délégué à une personne assistant à l’exploitation de la plateforme. Un tel compte ne détient que les capacités qui lui ont été accordées, une par une, et rien d’autre : par exemple redémarrer le serveur, ou gérer les comptes, ou consulter la boîte contact@compass.eu.com. Un administrateur délégué ne peut jamais s’octroyer une capacité supplémentaire, créer un autre administrateur, ni agir sur le compte de l’administrateur maître. Chaque action menée sous un compte délégué est consignée dans le journal d’audit et identifiée comme telle.

Deux limites s’appliquent à tout administrateur, maître ou délégué, et elles sont techniques et non contractuelles. Aucun administrateur ne peut lire un contenu chiffré de bout en bout (vos notes, votre raisonnement, vos prises de position) car il est chiffré avec votre mot de passe et le serveur n’en détient jamais la clé (section 10.1). Et lorsqu’un administrateur fait préparer une copie des données d’un compte pour son titulaire, le lien de téléchargement ne lui est jamais montré : il est généré par le serveur et envoyé directement au titulaire (section 11). Nous l’indiquons ici parce que l’administration déléguée est une capacité réelle de la plateforme, et que nous préférons la décrire avant qu’elle ne serve plutôt qu’après.

Aucune donnée n'est partagée avec des tiers, sauf :

Ce qu’une réquisition légale peut et ne peut pas obtenir. Lorsqu’une autorité judiciaire, policière ou administrative nous adresse une demande qui s’impose à nous, nous y déférons. Il importe d’être précis sur ce que cette exécution permet de produire, afin que nul, utilisateur comme autorité, ne s’en fasse une idée fausse.

Pour les données détenues en clair, l’exécution ne présente aucune particularité : les informations de compte, la liste des dossiers suivis, les cartographies de parties prenantes et les scores analytiques qui s’y rattachent sont lisibles par la plateforme et peuvent être produits. Pour les contenus que l’utilisateur a protégés par le chiffrement de bout en bout, ce que nous détenons est du texte chiffré, et c’est ce que nous sommes en mesure de produire. Nous ne pouvons pas produire le texte en clair, car nous n’avons pas la clé : elle est dérivée du mot de passe de l’utilisateur, que nous ne recevons ni ne conservons jamais, et l’architecture qui l’impose est décrite à la section 10.1 et était en place avant que la moindre demande puisse survenir.

Il ne s’agit ni d’un refus de coopérer, ni de l’invocation d’un secret. C’est une absence de moyen technique, annoncée à l’avance, qui s’applique uniformément et à nous autant qu’à quiconque. Nous ne détenons aucune clé maîtresse, aucune clé de recouvrement, aucune copie séquestrée, et nous ne pouvons pas en créer rétroactivement pour un contenu déjà chiffré — une clé qui n’existe pas ne peut pas être remise. Une autorité recherchant le contenu en clair devrait s’adresser à la personne qui détient la clé, c’est-à-dire l’utilisateur. C’est exactement ce que nous exposerons, en produisant tout ce que nous détenons, chaque fois que nous y serons légalement tenus. Il reste néanmoins, en tant que responsables principaux du traitement, de la responsabilité des utilisateurs de coopérer pleinement en cas de requêtes judiciaires, CL Corporate Affairs Consulting assistant au mieux dans le cadre des obligations qui lui incombent et dans la latitude des moyens techniques dont elle dispose.

Nous préférons énoncer la limite de cette position plutôt que de la laisser lire pour plus qu’elle n’est. Ce que nous décrivons ici est une impossibilité de déchiffrer un contenu déjà chiffré. Ce n’est pas l’affirmation qu’aucune injonction ne pourrait jamais rien exiger de nous pour l’avenir : un juge peut légalement imposer des mesures prospectives, et nous y serions tenus comme tout autre exploitant. Deux conséquences en découlent, que nous préférons préciser, à des fins de parfaite transparence et de diligence. Le chiffrement protège ce qui est déjà scellé, non ce qui n’a pas encore été rédigé. Et le seul moment où un contenu chiffré est manipulé en clair est le relais IA optionnel décrit à la section 9.1, désactivé par défaut, fonctionnant uniquement sur une clé fournie par l’utilisateur, n’écrivant rien sur disque, et c’est la raison pour laquelle cette section le décrit avec autant de précision. Si nous étions un jour contraints d’amender des éléments substantiels de la présente politique, nous la modifierions dans le strict respect de nos obligations réglementaires, en tenant compte des limites techniques dans lesquelles de telles futures modifications pourraient s’inscrire, et d’éventuelles autres obligations légales que nous sommes également tenus d’observer.

La liste complète des sous-traitants ultérieurs, ainsi que la confirmation que l’ensemble des ressources chargées dans le navigateur (polices web et bibliothèque de visualisation D3.js) sont auto-hébergées sur les serveurs UE de CL et notre engagement à informer les utilisateurs de tout nouveau sous-traitant ultérieur, figurent à la section 10.

Cloudflare (Turnstile). Le formulaire public de demande de compte est protégé contre les abus automatisés par Cloudflare Turnstile. Pour effectuer cette vérification, Cloudflare reçoit l’adresse IP, l’agent utilisateur du navigateur et des signaux techniques issus de celui-ci. Ce dispositif ne s’exécute que sur cette seule page publique, jamais sur une page où l’utilisateur est connecté, et n’est utilisé ni à des fins publicitaires ni de profilage comportemental. Cloudflare, Inc. est établie aux États-Unis ; son intervention se limite à cette vérification sur cette page, et aucun contenu hébergé dans Compass ne lui est exposé.

13. Vos droits

Le RGPD confère des droits spécifiques aux personnes dont les données à caractère personnel sont traitées. Au sein de Compass, ces droits s'exercent différemment selon la catégorie de personne concernée :

Les utilisateurs de la plateforme (titulaires de comptes) peuvent à tout moment :

Les personnes référencées en tant que parties prenantes (personnalités publiques, acteurs institutionnels) dont les données publiquement accessibles sont traitées dans Compass peuvent :

À qui s'adresser : les demandes relatives aux données de compte utilisateur doivent être adressées à CL Corporate Affairs Consulting. Lorsqu'un utilisateur tiers agit en qualité de responsable de traitement pour des données de parties prenantes qu'il a saisies, les demandes des parties prenantes relatives à ces données doivent être adressées à l'utilisateur concerné (responsable de traitement). CL Corporate Affairs Consulting assistera, le cas échéant, l'acheminement de ces demandes.

Pour exercer l'un quelconque de ces droits, veuillez nous contacter via notre formulaire de contact. En cas de doute raisonnable sur l'identité de la personne qui introduit une demande, nous pouvons demander les informations nécessaires pour confirmer cette identité avant de donner suite. Nous répondons aux demandes dans un délai d'un mois à compter de leur réception ; ce délai peut être prolongé de deux mois supplémentaires lorsque la demande est complexe ou en cas de pluralité de demandes, auquel cas nous en informons le demandeur dans le premier mois. Vous pouvez également introduire une réclamation auprès de la CNIL (cnil.fr) ou de toute autorité de contrôle compétente.

14. Cookies

Compass utilise un cookie de session propriétaire strictement nécessaire (compass_session) requis pour l'authentification. Il est HTTP-only et Secure, défini avec l'attribut SameSite=Lax, et ne stocke qu'un identifiant de session : aucune donnée à caractère personnel au-delà de cet identifiant et aucun traçage entre sites. Sa durée de vie correspond à la session de l'utilisateur ; elle est prolongée lorsque l'utilisateur sélectionne « se souvenir de moi » et reste, à défaut, de courte durée.

Sur les pages publiques (la page d'accueil et les autres pages hors application), Compass dépose également deux cookies propriétaires purement fonctionnels, qui ne contiennent aucune donnée à caractère personnel, aucun identifiant et n'effectuent aucun traçage : compass_lang mémorise la langue d'interface choisie par le visiteur (EN/FR/DE/IT) afin de ne pas avoir à la resélectionner à chaque visite, et compass_intro_seen enregistre que la brève animation d'introduction a déjà été affichée afin qu'elle ne soit pas rejouée à chaque visite. Tous deux sont propriétaires, expirent au bout d'environ 7 jours et ne stockent qu'une simple valeur de préférence.

Aucun cookie de traçage, de profilage ou publicitaire n'est utilisé, et aucun outil de mesure d'audience n'est déployé sur la plateforme Compass. Le cookie de session étant strictement nécessaire à la fourniture du service demandé par l'utilisateur (l'authentification) et les deux cookies de préférence étant purement fonctionnels (limités à la mémorisation de choix activement effectués par l'utilisateur et ne stockant aucune donnée à caractère personnel), ils relèvent de l'exemption « strictement nécessaires / fonctionnels » de la directive ePrivacy (article 5, paragraphe 3, de la directive 2002/58/CE, telle que transposée en droit français) et ne requièrent donc aucun bandeau de consentement. L'authentification repose uniquement sur le cookie de session et non sur le stockage du navigateur ; les éventuelles données conservées dans le stockage local du navigateur se limitent à des préférences d'interface non personnelles.

Le formulaire public de demande de compte charge Cloudflare Turnstile (article 12), qui peut déposer dans le navigateur un jeton technique de courte durée à seule fin de valider la vérification anti-robot. Il n’a aucune fonction publicitaire ni de suivi, n’est présent sur aucune autre page, et relève de la même exemption de stricte nécessité, étant requis pour sécuriser un service que le visiteur a lui-même sollicité.

15. Notification de violation de données à caractère personnel

CL Corporate Affairs Consulting exploite l'infrastructure de Compass et est responsable, en qualité de responsable de traitement à l'échelle de la plateforme, de la détection, de l'évaluation et du traitement des violations de données à caractère personnel. Si nous avons connaissance d'une violation de données à caractère personnel susceptible d'engendrer un risque pour les droits et libertés des personnes physiques, nous le notifierons à la CNIL dans les meilleurs délais et, dans la mesure du possible, 72 heures au plus tard après en avoir pris connaissance (article 33 du RGPD). Lorsqu'une violation est susceptible d'engendrer un risque élevé pour les personnes concernées, nous en informerons ces personnes dans les meilleurs délais (article 34 du RGPD) afin qu'elles puissent prendre des mesures de protection.

Si un utilisateur soupçonne un incident de sécurité ou une violation affectant ses données, il peut nous le signaler via notre formulaire de contact ; CL procédera à l'investigation et, lorsque les seuils ci-dessus sont atteints, effectuera les notifications requises. Le contenu pour lequel un utilisateur a activé le chiffrement de bout en bout optionnel (section 10.1) n'est stocké que sous forme de texte chiffré que CL ne peut pas lire, ce qui réduit sensiblement l'impact qu'une telle violation aurait sur ce contenu.

16. Registre des activités de traitement (article 30)

Bien que CL Corporate Affairs Consulting soit une petite organisation, l'exemption prévue à l'article 30, paragraphe 5, pour les organisations de moins de 250 employés ne s'applique pas ici, car le traitement est régulier et peut porter sur des données révélant des opinions politiques (catégorie particulière au sens de l'article 9 du RGPD). CL tient donc un registre de ses activités de traitement, mis à la disposition de la CNIL sur demande.

17. Analyse d'impact relative à la protection des données (article 35)

Dès lors que Compass comporte une évaluation systématique (scoring) de personnes physiques identifiables (les notations d'influence, d'attitude et d'urgence) sur des données susceptibles de révéler des opinions politiques, CL Corporate Affairs Consulting considère ces fonctionnalités comme nécessitant une analyse d'impact relative à la protection des données au titre de l'article 35 du RGPD et en a réalisé une. Cette analyse documente les garanties sur lesquelles le traitement repose : la nature publique de la capacité dans laquelle agissent les personnalités concernées, le recours exclusif à des sources publiques, l'évaluation de l'intérêt légitime exposée à la section 6, la disponibilité du chiffrement de bout en bout optionnel, la faculté pour l'utilisateur d'écraser chaque valeur, et l'absence de tout profilage commercial de personnes physiques privées. Le scoring des personnalités publiques repose sur l'intérêt légitime (article 6, paragraphe 1, point f, du RGPD), étayé par cette analyse, qui est tenue sous revue. L'analyse complète est exposée dans notre Analyse d'impact relative à la protection des données (AIPD).

18. Délégué à la protection des données (article 37) et point de contact en matière de confidentialité

La question de l'article 37 suit la répartition des rôles exposée aux sections 3 et 3.1 : comme la CJUE l'a jugé dans les arrêts Wirtschaftsakademie (C-210/16) et Fashion ID (C-40/17), la responsabilité en matière de protection des données (et, avec elle, le rôle de délégué à la protection des données et de point de contact) s'attache au périmètre réel de chaque opération de traitement et à la partie qui en détermine les moyens et les finalités, et non à une qualification unique. Compass comporte deux opérations distinctes, et la réponse diffère pour chacune.

En premier lieu, pour les données des tiers traitées au sein de l'interface (les parties prenantes qu'un utilisateur cartographie et évalue), les choix déterminants (quelles personnes sont traitées, quelles données, pour quelle finalité) appartiennent de manière prépondérante à l'utilisateur. L'utilisateur est dès lors le responsable de traitement pour ce traitement et, lorsque sa propre activité rend une désignation obligatoire au titre de l'article 37 du RGPD, la partie qui désigne le délégué à la protection des données à ce titre. CL Corporate Affairs fournit la plateforme, la méthodologie et les garanties techniques.

En second lieu, pour les données des utilisateurs eux-mêmes (leurs données de compte et d'identification), CL Corporate Affairs Consulting est le responsable de traitement et, par l'intermédiaire de son représentant légal, agit comme délégué à la protection des données et point de contact. Elle est joignable via notre formulaire de contact, assurant la supervision de la conformité pour le traitement à l'échelle de la plateforme, le traitement des demandes relatives aux données de compte et la liaison avec la CNIL. Ce traitement de données de compte étant limité et ne constituant pas, en lui-même, un suivi à grande échelle ni un traitement à grande échelle de catégories particulières, CL n'est pas tenue de désigner un délégué formel distinct au titre de l'article 37 à ce titre, et tient cette appréciation sous revue.

La désignation par CL de son référent à la protection des données est consignée par écrit : voir notre Désignation d’un référent à la protection des données.

19. Information fournie aux parties prenantes (article 14)

Une partie des données à caractère personnel traitées dans Compass concerne des tiers (les personnalités publiques que les utilisateurs cartographient) et est obtenue non pas auprès de ces personnes elles-mêmes mais à partir de sources publiques (les bases de données et registres institutionnels officiels énumérés aux sections 4 et 7). Lorsque les données à caractère personnel ne sont pas obtenues auprès de la personne concernée, l'article 14 du RGPD s'applique. Dès lors que c'est l'utilisateur qui sélectionne les parties prenantes à cartographier et qui détermine les données saisies et la finalité poursuivie (sections 3 et 3.1), l'obligation d'information de l'article 14 incombe principalement à l'utilisateur, en qualité de responsable de traitement de cette analyse ; CL Corporate Affairs Consulting, en tant que fournisseur de la plateforme, facilite la conformité, notamment en rendant publiquement accessibles les informations générales ci-dessous et en permettant aux personnes concernées d'exercer leurs droits (section 13).

Notifier individuellement chacune de ces personnes représenterait, compte tenu du nombre de personnalités publiques référencées sur l'ensemble de la plateforme, un effort disproportionné et compromettrait gravement les objectifs du traitement. Dans ces circonstances, l'exemption prévue à l'article 14, paragraphe 5, point b, du RGPD s'applique. À titre de garantie exigée par cette disposition, ces informations sont rendues publiquement accessibles par la présente Politique de confidentialité elle-même, qui décrit les catégories de données, les sources, les finalités et bases juridiques, ainsi que les droits ouverts aux personnes concernées (voir en particulier les sections 4, 6, 7 et 13).

L'analyse qu'un utilisateur produit d'une partie prenante (les positions attribuées, les évaluations et le raisonnement qui les accompagne) constitue un travail professionnel confidentiel, et la décision de le publier ou de le divulguer appartient à ce seul utilisateur. En conséquence, une demande d'accès à de telles données au titre de l'article 15 du RGPD est soumise à la limite reconnue à l'article 15, paragraphe 4, du RGPD et au considérant 63, en vertu desquels le droit d'obtenir une copie ne doit pas porter atteinte aux droits et libertés d'autrui, y compris la confidentialité du travail analytique de l'utilisateur et les éventuels secrets d'affaires applicables.

20. Modifications de la présente politique

La présente politique peut être mise à jour pour refléter des évolutions des fonctionnalités de la plateforme, de la législation applicable ou des lignes directrices réglementaires. Les modifications sont publiées sur cette page avec une date de mise à jour. Lorsque des modifications affectent de manière substantielle le traitement des données à caractère personnel, les utilisateurs en sont informés à leur connexion suivante.